Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre

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La « réunion de printemps » des Pays de Loire

mercredi 18 mars 2020, par Anne Doussin , Pierre Daumas

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Nous nous sommes retrouvés à quatorze adhérents, le 5 mars 2020, pour notre « réunion de printemps » comme nous avons coutume de l’appeler, surtout destinée à préparer l’assemblée générale.
Journée studieuse, dont voici les principaux sujets abordés.

  • Le point a été fait sur les différentes actions menées depuis la « réunion d’automne » du mois de novembre :
    Deux interventions dans les établissements scolaires, à la MFR de Chalonnes (bac pro) et au Lycée Jean XXXIII avec l’ensemble des classes de terminales (250 à 350 élèves en 2 groupes).
    Il y a moins de sollicitations de la part des enseignants. Ceci est dû à la mise en place du nouveau programme d’histoire et aux nouvelles modalités de passage du bac qui mobilisent beaucoup l’énergie et le temps des professeurs.
    Daniel Priou et Pierre Daumas ont rencontré en décembre madame A. G… une professeure de français qui anime des bibliothèques et voudrait aider son village en Algérie en envoyant des livres pour créer ou alimenter une bibliothèque. À suivre…
  • Voici quelques nouvelles des projets que l’association soutient sur Mostaganem et Mascara.
    A Mostaganem : La situation en Algérie fait que les relations entre les responsables du club de foot et la 4ACG sont suspendues, le projet d’échanges entre jeunes joueurs et entraineurs de football est donc en attente.
    À Mascara :
    L’association du centre Amel a aménagé une salle de sport pour les femmes, les enfants, face au succès remporté par leurs activités, avec l’aide de la 4ACG.
  • Lors de la dernière réunion, nous avions décidé de préparer une lettre à destination des responsables d’établissements scolaires.
    Gilles a donc élaboré un courrier qui présente la 4 ACG, les objectifs des interventions et la méthodologie proposés dans les établissements scolaires.
    Il faut continuer à privilégier les contacts inter-personnels, le bouche-à-oreille. De plus, Daniel se propose de contacter l’association des professeurs d’histoire au plan régional.
  • l’ONAC travaille aussi sur le recueil de mémoires et les interventions dans les établissements scolaire.
    Rémi Lasserre, de l’ONAC, était invité à cette réunion. Il travaille à l’ONAC au plan régional, en collaboration avec une collègue à Angers. Sa mission : organiser et développer sur le territoire des actions mémorielles et pédagogiques sur la colonisation et la guerre d’Algérie auprès de jeunes. L’ONAC organise des formations pour les enseignants, afin qu’ils utilisent les outils pédagogiques mis à disposition par L’ONAC.
    Le travail de Rémi Lasserre consiste aussi à identifier des témoins. Il relance une campagne de collecte de témoignages des différents acteurs, appelés, engagés, harkis, pieds noirs, et si possible combattants algériens (ceci s’avère difficile, il n’y a personne à sa connaissance dans la région), porteurs de valises, femmes et autres acteurs, sur la région pays de Loire.
    Il est donc nécessaire de former des petites équipes régionales pour intervenir dans les établissements scolaires. Ces témoignages sont importants, ils permettent aux jeunes de s’identifier, d’être en empathie.
  • Le débat s’engage ensuite sur le sujet d’actualité : le SNU, service national universel, qui doit être généralisé et obligatoire pour les jeunes.
    De nombreux points de vue s’expriment :
    L’ex-service militaire permettait un mélange social et une cohésion, il pouvait être suivi d’un service civil international. Le grand défaut de ce service civil : il ne s’adressait qu’à des volontaires.
    Dans le monde actuel, les jeunes peuvent facilement vivre en groupe, le mélange de populations existe, mais la cohésion et l’esprit collectif ne sont pas développés.
    Mieux vaudrait conforter le service civique qui devrait s’adresser à tous les jeunes.
    Le tract contre le SNU, a été accueilli avec des réserves. Il ne donne pas de valeur au « collectif » dans les propositions qu’il soumet : donner de l’argent pour un projet personnel au détriment de projets collectifs.
    Si on leur demandait leur avis, les jeunes proposeraient peut-être un « service » au service de la paix.
    L’éducation des jeunes à la vie civique se fait par l’école, les associations, l’éducation populaire.
  • L’avenir de la 4acg sera aussi un sujet largement abordé lors de l’AG.
    Une synthèse des cent réponses aux questionnaires envoyés aux adhérents de l’association et sympathisants et parvenues à ce jour a été faite.
    Il n’y a pas d’avenir pour les adhérents qui succéderont aux appelés en tant que « témoin » dans les classes, le « vécu » des autres n’est pas transmissible, cela devient un récit.
    Les projets : cet aspect n’est pas mis en avant dans l’avenir de la 4ACG alors que c’était une des raisons d’être de l’association.
    Cette question sera abordée lors de l’AG.
  • Le livre 4ACG :
    3810 ont été distribués actuellement, mais du 1ᵉʳ juillet 2018 à 2019 : 50 seulement, soit 117 euros de droits d’auteur pour l’année.
  • Date de la réunion régionale d’automne : 1ᵉʳ octobre. (à revoir sans doute après la toute récente décision de reporter l’A.G de Manosque en septembre pour cause de coronavirus).

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